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ASSOCIATION
SOUDAN SOLIDARITE |
| Fiche de synthèse | 22/09/2003 |
| Jalons géographiques et démographiques | (sources: institut du monde arabe et banque mondiale) | |||||||||
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| Quelques repères chronologiques | (sources: institut du monde arabe) | |
| Vers 2700-370 BC | domination des empires égyptiens . | ||
| VIIIème -VIème BC | la dynastie koushite, puis le royaume de Méroé, dominent la Nubie. | ||
| Vers 37 PC | un haut fonctionnaire de Candace, la reine de Méroé, est baptisé par Philippe en Palestine (Acte des apôtres, chapitre 8). | ||
| Vième siècle | évangélisation des trois royaumes de Nubie dont l'hégémonie dura jusqu'au XVIème siècle malgré une islamisation croissante du nord. | ||
| 1504 | défaite du 3ième royaume chrétien de Nubie par les fungs, tribu africaine | ||
| 1823 | fondation de Khartoum par Mohammed Ali, vice-roi d'Egypte. Rattachement du pays à l'empire ottoman. | ||
| 1883-1885 | soulèvement mahdiste | ||
| 1899 | création du condominium anglo-égyptien | ||
| 1951 | Farouk, roi d'Egypte, devient roi du Soudan | ||
| 1er janvier 1956 | indépendance et proclamation de la république; début de l'insurrection du sud. | ||
| 25 mai 1969 | coup d'état militaire du général Jaafar Numeiry | ||
| 1972 | accord d'Addis Abeba, fin (provisoire) de la guerre civile avec les sudistes | ||
| 1978-1980 | découverte d'importants gisemenents de pétrole au sud du Soudan (estimations actuelles: <3milliards de barils). | ||
| 1982 | <<émeutes de la faim>> | ||
| 1983 | re-découpage des états du sud pour rattacher les zones pétrolifères au nord; introduction de la charia; reprise de la guerre civile par la SPLA (Armée de Libération des Peuples du Soudan) sous la direction de Jhon Garang. | ||
| Avril 1985 | renversement de Numeiry; Sadeq al-Mahdi devient premier ministre. | ||
| 29 juin 1989 | le général Omar Hassan al-Béchir prend le pouvoir avec le concours d'Hassan al-Turabi, pour empêcher la signature d'un accord de paix entre la SPLA et le parti unioniste démocartique qui prévoyait l'abolition de la charia. | ||
| 1993 | visite du pape Jean-Paul II. | ||
| 15 août 1994 | Carlos est <<livré>> à la France par le Soudan. | ||
| Début 1995 | mise à l'écart, puis arrestation d'Hassan al-Turabi. |
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| 3 avril 1996 | affrontement à l'université de Khartoum. |
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| Juin 1996 | expulsion d'Oussama Ben Laden | ||
| Juillet 1996 | sanction de l'ONU contre le Soudan à la suite de l'attentat contre le président Moubarak d'Egypte en 1995. | ||
| 2 octobre 1996 | embargo aérien international. | ||
| 4 novembre 1997 | embargo contre le Soudan décrété par le Etats Unis. |
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| Août 1999 | exploitation du pétrole à travers le pipe line du sud à Port Soudan. | ||
| 20 juillet 2002 | accords de Machakos entre le gouvernement et la SPLA. | ||
| Février 2003 | participation du président al-Béchir au sommet France-Afrique à Paris. | ||
| Octobre 2003 | libération d'Hassan al-Turabi. | ||
| Octobre2003 | invitation officielle de John Garang à se rendre en France. | ||
| La plus longue guerre civile contemporaine | ||
Engagée à la veille de l'indépendance, la rebellion du sud contre l'oppression du nord touche peut-être à sa fin: après bientôt 50 ans, un accord (le 15ième epuis le début de la guerre civile en 1955...) est sur le point d'être signé entre le gouvernement de Khartoum et la SPLA de John Garang, sous la forte pression des américains et de la communauté internationale. Ce conflit qui s'enracine dans le racisme et le mépris des gens du sud par ceux du nord, avec une forte connotation religieuse, a tué quelque 2 millions de personnes, déplacé 4 millions d'autres à l'intéreiur même du Soudan et un peu moins d'un million réfugiées à l'étranger. Depuis 1999, l'exploitation du pétrole a exacerbé les hostilités en finançant la guerre: un million de dollars par jour gagné sur le pétrole, correspondant au montant de l'aide humanitaire internationale, sont passés dans l'achat et la construction d'armements. Jusqu'à récemment, la position de la France, très unilatéralemnt favorable au gouvernement de Khartoum, est en voie de rééquilibrage: en février, l'Elysée a nommé un envoyé spécial de la France pour le Soudan; au mois d'octobre, le leader de la SPLA a reçu une invitation officielle à se rendre en France. Ce revirement tardif, auquel la mission organisée par le Secours Catholique en février 2003 n'est pas totalement étrangère, est accueilli avec réserve par les autres partenaires internationaux, en particulier le Etats Unis, qui ont certainement des visées sur les ressources pétrolières du pays. |
| Et maintenant? | ||
L'accord de paix, s'il est signé, laissera derrière lui un pays épuisé et coupé en deux: le nord assez développé, dont la capitale Khartoum, se présente comme une des grandes villes modernes du moyen Orient, avec de larges avenues, d'imposants immeubles et une activité commerciale intense; le sud, laissé à l'écart du développement et dominé par les colonisations égyptienne et anglaise, et, depuis l'indépendance, par le pouvoir soudanais lui-même, s'apparente plutôt à ses voisins pauvres comme le Tchad et la RCA dont la plus grande ville, Juba, ne dépasse pas les 100 000 habitants et où tout est à faire. Les tâches ne manqueront pas:
Ce qui est sûr, c'est que, s'il est signé, la communauté internationale devra s'engager plus que jamais auprès du Soudan et accompagner cet accord de paix pour qu'il ne capote pas comme les 14 précédents. |
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