Extrait du Blog de Madame Hiam Mouannes:

 

 

Après les trois conférences sur les « 33 jours de Calvaire » du Liban, une quatrième intervention a eu lieu sur le même sujet, le 15 novembre, à l’Ecole Prépa HEC de Saliège (BALMA). En voici le résumé :

Après avoir rappelé les liens historiques très profondes entre le pays des Cèdres, le Liban et le pays des droits de l’homme, la France, Madame MOUANNES a abordé les tristes évènements des mois de juillet et août dernier.

Pour mieux mettre ces évènements dans leur contexte, elle est d’abord remontée au mois de juin 1982, date de l’opération « Paix en Galilée » pour s’arrêter sur l’assassinat de Cheikh Béchir, le 14 septembre, les massacres de Sabra et Chatila et l’intervention de la Force multinationale d’intervention (FMI).

Ensuite, madame MOUANNES s’est arrêtée sur la signature d’un accord de paix avec Israël, le 17 mai 1983, par le Président de la République, Amine GEMAYEL et les conséquences néfastes pour le Liban, la France et les Etats-Unis d’Amérique (attentats de DRAKKAR et contre le quartier général américain tuant 58 parachutistes français et 241 marines américains).

L’intervention du Général Michel AOUN en 1989 contre les Forces Libanaises ainsi que la main mise de la Syrie sur le Liban en 1990 ont également été abordées avec toutes les conséquences collatérales (l’exil de AOUN, l’emprisonnement de Samir GEAGEA, etc…).

Le retrait spontané d’Israël en 2000 et celui, forcé, de la Syrie suite à la résolution 1559 (2 septembre 2004) mais surtout suite à l’assassinat de Rafik HARIRI, le 14 février 2004 étaient deux points élémentaires dans la mesure où ils permettaient de mieux comprendre les enjeux régionaux.

Les 33 jours de destruction massive du pays des Cèdres après 17 ans de construction et d’espoir (malgré l’occupation syrienne et la paix des cimetières qui y régnait) étaient au cœur du sujet. Madame MOUANNES a surtout abordé les nouvelles évolutions de la situation sur le terrain et montré que les raisons du conflit ne sont nullement intérieures mais régionaux et internationaux. Elle a eu l’occasion, pendant le débat, de rappeler l’historique de la naissance du Hezbollah et les raisons de son allégeance à l’Iran et à la Syrie.

Dans cette intervention, le dossier de l’enquête sur l’assassinat de Rafik HARIRI fut évoqué par le public et l’occasion fut donnée à madame MOUANNES de montrer, à travers les tensions actuelles, que le Syrie et l’Iran manipulent toujours leurs pions au Liban… La Syrie, en l’occurrence, manipule ses alliés au Liban afin de faire échouer l’application de la résolution 1644 de l’ONU relative à la création d’un tribunal international devant statuer sur la série d’assassinats politiques depuis 2004 (de Rafik HARIRI à Gébran TUENI en passant Bassel FLEYHANE, Samir KASSIR, Georges HAOUI) et les attentats manqués contre Marwan HAMADE et May CHIDIAC.

L’Iran et la Syrie continuent leur politique de déstabilisation du Liban. Il cherchent maintenant à provoquer le chaos en poussant – par tous les moyens – le Gouvernement en place à la démission

Le Liban n’est pas sorti de l’auberge !!

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